mardi 31 juillet 2012

Si le "pas" est un choix subjectif, l'absence de "pas" l'est tout autant !

Cette prétendue necessité de la connaissance, sous laquelle se masque un devoir de la définition, parce que toute formulation fige et délimite.
C'est une étape de socialisation de pouvoir (se) dire qui on est/serait. Cette préméditation de soi qui fournit aux autres une forme à laquelle faire proces en cas de litige.

C'est une politique de l'ordre partout... rassurante et gendarmée.. alors que justement ne pas (pouvoir) savoir est notre seule position sincere par rapport à l'univers où notre pensée n'est qu'une meche lancée dans une course sans pause.

3 commentaires:

  1. Ce n'est pas une prétendue nécessité,c'est une nécessité qui parfois s'impose à nous - malgré nous - puisqu'il y a l'autre, les autres - où on s'y voit - ou on s'y cherche - qui fait que nous nous demandons -quand-même - parfois - qui on est.

    ce n'est pas un devoir, on sait que nous ne sommes pas obligé de - si on n'a point envie de - de "se définir" devant "les autres" - et ça c'est un droit.

    Le fait de "vouloir" "savoir" qui on est ("serait" ne serait pas approprié) à l'instant présent - au moment où on se pose la question - ce doit plutôt être une question pour soi.

    Au fond, les autres - pour ne pas dire qu'on s'en fiche - ne modifient pas "forcément" ce dont on a envie d'être - c'est juste une question pour soi de savoir "être comme on veut/peut être" - c'est de connaître sa propre position.
    Les autres - et bien - Soit ils te considèrent tel que tu es - soit ils ne le sont pas et le tri naturel est fait - une sélection naturelle de son entourage.

    au fond, cela sert surtout à ne pas s'embêter avec les gens qui ne correspondent pas à un minimum - à soi.

    ce n'est pas une recherche pour s'adapter aux autres - c'est plutôt une manière efficace d'être soi et de voir: éventuellement - ce qui se ressemble s'assemble.

    Parce que "les autres" - il y a une majorité que - au fond - qui ne nous intéresse pas!!!

    c'est une façon de savoir ce dont on a envie - pas l'envie des autres.

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  2. Le fait qu'on soit tout à fait libre de garder la réponse pour soi... n'est pas un critere suffisant pour naturaliser cette "prétendue necessité".

    Vivre en société, cohabiter avec les "autres", etre éduqué par eux et donc finalement exister grace à eux... n'aboutit en rien "inévitablement" à devoir énoncer "qui je suis".

    C'est plutot un fait de culture... la méthodologie de notre civilisation/epoque ! Parce que ce n'est pas partout pareil, et que ca n'a pas été tout le temps pareil.

    Notre culture est l'eau de notre glaise. Elle nous forme à ce petit bout d'humanité locale qui a nous engendré. Mais on peut se réveiller de l'aveuglement ethnocentrique, et meme sans pouvoir se réformer, savoir qu'on est une typologie de forme parmi d'autres.

    "Savoir ce dont on a envie" ... c'est déjà bien plus pragmatique !... Ou meme choisir entre les differentes envies de cette turbine libidinale qu'on appelle un corps.

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  3. Nécessité n'a de sens que si on insiste à utiliser ce mot comme tel.
    vivre en société et cohabiter avec les "autres" - nous n'avons pas pas le choix de faire autrement - LOL
    Etre éduqué par eux...c'est un peu fort comme phrase - on peut être influencé - si on veut - quand on épouse leurs idées ou comportement - mais en aucune manière être éduqué par eux. Nous avons chacun une base construite en soi - les autres - leurs influences - nous avons le choix - selon nos préférences - de "prendre" ou pas.
    Exister grâce à eux...oui, peut-être - tout dépend de qui il s'agit, ce "eux. Encore une fois, on peut les choisir ce "eux".
    Enoncer "qui je suis" - non - c'est juste d'être soi - finalement la réponse réside dans la perception que ce "eux" feront de soi.
    donc, ce n'est pas un devoir en soi - juste la perception des uns et des autres.
    "Je suis" quand l'autre me regarde - et que je le regarde.
    J'existe si l'autre me regarde - qui n'exige pas "une définition" de "qui je suis".
    souvent c'est son propre angoisse de se sentir "obligé de" "se définir".

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